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14/07/1994      L'Express n° 2245  source

                                        Lepeps s'appuie sur le texte de James Sarazin pour cette page                                                                                                          Tous les articles de James Sarazin  1994                                          


  L'AÉROPOSTALE - LE GRAND RÊVE SE BRISE  par James Sarazin
Pas de doute, c'est de la dynamite...  


    Les liens pour bien comprendre:
- Le départ de Marcel BOUILLOUX-LAFONT 
- Le rêve impossible 
- Une excellente étude détaillée de REG Davies 
-L'AÉROPOSTALE  
- Dans Flightglobal/archive. 11 avril 1930. L'ORGANISATION TECHNIQUE DE LA Cie Générale Aéropostale 


  C'est en 1930 que la situation de la compagnie commence à se dégrader. Perpétuellement à la recherche d'argent frais, Marcel Bouilloux-Lafont n'obtient pas le soutien promis par le ministère de l'Air. Le 30 janvier 1931, ayant accepté de devenir minoritaire, il ne trouve pas d'associé. Le 31 mars, c'est le dépôt de bilan. Les Bouilloux-Lafont n'ont plus qu'un strapontin. En novembre, accusé de faux, André, le fils, échoue en prison.. 
Note LepepsUn des épisodes les plus sordides de l'histoire de l'aviation française... «... affaire des faux de l'aviation» qui aboutira en mars 1933, au procès du même nom.  Une affaire où politiciens, ministres, policiers et espions (Faux-Pas-Bidet, Jean  de Lubersac, Collin dit Lucco...) sont embourbés jusqu'aux cheveux». (1)   
   
 
Au début, à peu près personne ne comprend la décision soudaine de Marcel Bouilloux-Lafont, président de la Société générale d'aviation, propriétaire de l'Aéropostale, annoncée début décembre 1930, d'ajourner les projets d'extension du réseau de la compagnie en Amérique latine. Difficile d'admettre le désir, pourtant légitime, de souffler un peu, de la part d'une maison qui vit tambour battant. Sur les 15 000 kilomètres de la Ligne, défrichés en forçant le destin, sillonnés par près de 200 avions, elle a construit 46 aérodromes et mis en place un réseau de 70 installations de TSF. Le tout en trois ans! Le groupe Bouilloux-Lafont, en particulier le Crédit foncier du Brésil et d'Amérique du Sud, y a déjà investi 170 millions de francs. Ajoutés aux émissions publiques d'obligations, aux subventions de l'Etat et aux recettes commerciales, ce sont quelque 670 millions de francs qui ont été dépensés depuis 1927.
Marcel Bouilloux-Lafont et son fils, André, administrateur délégué de l'Aéropostale, savent, eux, que les limites sont atteintes. Le dernier signe en date, ils l'ont reçu à peine deux mois plus tôt. Une odeur de café... Le krach boursier américain de 1929 se répercute rapidement sur les économies mondiales. Le Brésil n'y échappe pas. Le cours du café s'effondre. Les troubles sociaux dégénèrent en agitation politique. En octobre 1930 éclate la révolution qui amènera au pouvoir Getulio Vargas. Un rude coup pour les affaires de Bouilloux-Lafont. D'autant que le gouvernement sortant laisse au Crédit foncier une ardoise de 500 millions de francs. Quant à l'Aéropostale, elle doit un moment suspendre localement son activité. On ne sait pas encore que cet événement résonne comme un coup de grâce pour l'entreprise.
***
«Le commissaire du gouvernement auprès de votre compagnie et l'inspecteur des finances chargé du contrôle ont attiré mon attention sur la situation financière de votre société. Il est en effet à prévoir que l'exercice 1929 va se solder par un déficit important qui, s'ajoutant aux pertes antérieures, mettra votre compagnie dans une position critique.» L'avertissement est clair. Il vient d'Emmanuel Chaumié, directeur de l'aéronautique marchande au ministère de l'Air, dans une lettre du 22 février 1930 à André Bouilloux-Lafont.
Pas de doute, le gouvernement s'intéresse de près à l'Aéropostale. La sollicitude a commencé avec la remise du bilan 1928, qu'une commission de vérification des comptes a épluché durant pas moins de dix-sept mois.
Bouilloux-Lafont préférerait que l'on s'intéresse autrement à ses problèmes financiers. Que l'Etat, par exemple, se décide à soumettre au Parlement la convention signée du 2 août 1929 entre lui et le ministre de l'Air de l'époque, qui, pas davantage que ses successeurs, n'a osé la sortir de son tiroir. Pour l'Aéropostale, elle est capitale, puisqu'elle prévoit de porter à vingt ans (au lieu de dix) la concession d'exploitation de la compagnie, et surtout qu'elle propose une garantie de l'Etat pour des obligations que la société serait autorisée à émettre jusqu'à concurrence de 250 millions de francs.
Emporté par l'enthousiasme, Marcel Bouilloux-Lafont commet l'imprudence de croire à cette parole de ministre. Il a déjà lancé trois emprunts publics de 50 millions de francs chacun, prévus pour être intégralement amortis en 1934. Un engagement ambitieux qu'un simple grain de sable peut muer en pure folie. Or le grain de sable survient avec le refus du gouvernement de soumettre au Parlement le projet de convention qui placerait l'Aéropostale sous la garantie financière de l'Etat. Les concurrentes l'ont, pas elle.
En mai 1930, Bouilloux-Lafont manque encore d'argent. D'ici à avril 1931, date prévue pour la signature de la convention, les besoins de financement se montent à 60 millions de francs, compte tenu de 45 millions de déficit cumulé. Le ministre suggère donc à Bouilloux-Lafont de faire entrer dans le capital un groupe financier... et d'abandonner sa majorité. Hurlements de ce dernier, qui met une fois de plus la main à la poche en juillet 1930, apportant les 60 millions d'argent frais.
***
Maurice Bouilloux-Lafont est un parlementaire sans histoires. Tandis que son frère, Marcel, se lançait dans la conquête de l'Amérique du Sud, lui demeurait sagement aux manettes d'un autre fleuron de l'empire familial, la Banque Bouilloux-Lafont frères et Jay. Siège social à Etampes, quatre ou cinq guichets. Petite maison, mais sérieuse.
Parallèlement, il entreprend une carrière politique. En 1914, il est élu député sous l'étiquette radicale-socialiste. Dix ans plus tard, il accède à la vice-présidence de la Chambre. Et voilà que, en cette fin 1930, il fait connaître son intention d'en briguer la présidence. Mal lui en prend. Une campagne de presse se déclenche, qui ne tarde pas à déborder sur les activités du frère du parlementaire. Le moment se retrouve donc malvenu de discuter publiquement de la convention Etat-Aéropostale. On en reparlera peut-être lors de l'élaboration d'un vaste statut de l'aviation marchande... en 1932.
Note Lepeps sur Maurice Bouilloux-Lafont
Jeune frère de Marcel de 4 ans. Député du Finistère de 1914 à 1932.  Vice-président de la Chambre des députés. Fin 1930, il fait connaître son intention d'en briguer la présidence. Une campagne de presse hideuse se déclenche qui va déborder sur les activités du frère du parlementaire. C'est le début de l'attaque contre l'Aéropostale, d'autant plus qu'en tant que rapporteur du budget de la Guerre (rapport), en 1926, il avait dénoncé le gigantesque effort de l'Allemagne pour reconstruire son aviation militaire allemande par le truchement de son aviation civile. Il est regrettable de trouver dans les contacts France-Allemagne M. Latécoère qui avait vendu sa compagnie à Marcel Bouilloux-Lafont et P.L. Weiller dont le rôle fut complexe mais dont le but était «d'évincer définitivement les dirigeants de l'Aéropostale» à son profit. (source) .

Note Lepeps sur la convention Etat-Aéropostale: source
1931/03/06  M. Bouilloux-Lafont, président du conseil d'administration de la Compagnie générale Aéropostale, déclare dans une lettre adressée à la presse que ladite Compagnie n'a souffert que de n'avoir qu'une convention de trois ans.... «Si la Compagnie, dit M. Bouilloux-Lafont, a cru devoir, dès le début, effectuer toutes les dépenses nécessaires à l'organisation complète de sa ligne, c'est que face à face avec des concurrents puissants et fortement soutenus par leurs gouvernements, elle a voulu gagner de vitesse ceux qui tentaient de lui barrer la route.»
1931/03/14 
Au Sénat  La discussion en commencera le lundi 23 mars. Elle se poursuivra sans discontinuer avecdes séances du matin et du soir. On examinera également le projet de convention avec la Compagnie aéropostale qui a été également déposé par le ministre du budget...
1931/03/17
La convention aéropostale. La commission sénatoriale de l'air a examiné hier le projet voté vendredi par la Chambre concernant la Compagnie aéropostale. Après un examen détaillé, la commission a décidé d'en demander le vote au Sénat. Il est probable que la Haute Assemblée sera appelée à se prononcer la séance de jeudi prochain.
1931/03/20
Ce matin, à neuf heures et demie, on continuera la discussion, et à quinze heures on espère examiner la convention aéropostale... Le groupe socialiste... le fait d'avoir liquidé les stocks... Ces bons apôtres de la vérité...
1931/03/29 ...une convention fut signée par le ministre de l'air d'alors, M. Laurent Eynac, convention qui manifestement devait être soumise d'urgence aux Chambres et ratifiée par un vote rapide puisqu'elle autorisait l'Aéropostale à émettre, au cours de l'année 1930, pour 250 millions d'obligations. C'était pour elle le salut assuré....
7 mars 1931 Dans une lettre de M. Marcel Bouilloux-Lafont à la presse: «De quoi souffre l'Aéropostale? D'un seul mal, celui de n'avoir qu'une convention de trop courte durée...» source 
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La IIIe République use ses gouvernements. C'est Paul Painlevé qui reçoit les Bouilloux-Lafont, le 14 janvier 1931. Le père explique qu'il a le couteau sous la gorge. Ereinté par la révolution brésilienne, le Crédit foncier du Brésil réclame sans délai le remboursement de 60 millions de francs à l'Aéropostale. S'y ajoute une autre traite de 20 millions de francs. Bref, il n'y a que trois solutions: ou la société peut émettre un nouvel emprunt, ou elle obtient des facilités auprès d'établissements financiers, ou bien...
Le 30 janvier, la réponse gouvernementale vient de la bouche d'un nouveau ministre - après six semaines, Painlevé a cédé la place à Jacques-Louis Dumesnil. Réduisez le capital et abandonnez la majorité. Un air de déjà-entendu. Et pourtant, cette fois, les Bouilloux-Lafont, un peu plus aux abois, acceptent. Seulement, nul prêteur ne semble vouloir se fendre de 45 millions de francs. Un mois plus tard, l'Aéropostale est en quasi-cessation de paiements. Le ministre de l'Air doit débloquer en catastrophe 2 millions de francs pour régler les salaires des 1 000 employés.
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Quand il franchit la porte du ministère de l'Air, à la nuit tombante, Didier Daurat, le pugnace directeur d'exploitation de l'Aéropostale, ne sait pas encore qu'il se fait l'instrument d'une conspiration. Peu de temps auparavant, il a reçu dans son bureau de Montaudran un coup de téléphone du directeur de l'aéronautique marchande, Emile Chaumié. Ce dernier souhaitait le rencontrer. En toute discrétion. Daurat n'a donc rien dit à personne, surtout pas à Bouilloux-Lafont, de ce voyage.
Chaumié le reçoit quelques minutes. Puis: «Suivez-moi!» Et Daurat se retrouve face à Dumesnil, le ministre en personne. Lequel n'y va pas par quatre chemins: «Les Bouilloux-Lafont nous font un chantage à l'arrêt de la Ligne. C'est inconcevable. Mais pas question pour nous de les aider à n'importe quelle condition. Monsieur Daurat, si je trouve l'argent nécessaire, êtes-vous prêt, vous, à continuer, quoi qu'il arrive, l'exploitation?» L'autre n'hésite pas un quart de seconde. C'est oui.
Daurat a à peine regagné Toulouse que la conversation «secrète» est parvenue aux oreilles de Marcel Bouilloux-Lafont. L'entrevue entre les deux hommes est dramatique. Le banquier exige de Daurat qu'il dénonce la manipulation dans une intervention publique à la radio. Refus. «C'est donc que vous m'avez trahi!» hurle Bouilloux-Lafont, qui découvre que les plus fidèles en arrivent à le lâcher.
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Vraiment une belle gueule, cet oiseau. Mermoz contemple une fois de plus longuement, avec des yeux de soupirant, le Bernard 80 GR que les mécanos viennent de sortir de son hangar, sur l'aérodrome d'Oran. Un corps fuselé, une aile longue, un capot puissant abritant un Hispano de 650 chevaux. Une bête capable de tenir l'air soixante-dix heures d'affilée et de parcourir d'une seule traite, par vent nul, plus de 13 000 kilomètres à près de 200 kilomètre à l'heure. Le Bernard, c'est l'espoir de Mermoz et de toute l'Aéropostale de vaincre l'Atlantique Nord après le Sud, l'année précédente. En attendant, la machine doit faire ses preuves par un vol d'endurance. Et aujourd'hui, 30 mars 1931, c'est le grand jour. Pour mettre toutes les chances de son côté, Mermoz s'est adjoint Antoine Paillard, pilote d'essai chez Bernard depuis quatre ans, un solide. Il leur faut plus de 1 600 mètres pour arracher au sol le monomoteur, chargé à plus de 9 tonnes. Et commence la ronde.
Elle dure depuis quelques heures lorsque Paillard ressent des douleurs dans le ventre. Il doit abandonner son poste. Mermoz propose d'interrompre le raid. Paillard l'en dissuade. Le «Grand» va rester aux manettes durant tout le vol. Le 2 avril, après cinquante-neuf heures et quatorze minutes de vol, l'avion se repose à Oran. Il a parcouru 8 960 kilomètres, nouveau record mondial. Sans une fuite d'eau, il aurait pu faire encore mieux.
Paillard est aussitôt évacué vers l'hôpital d'Oran. Appendicite aiguë. En dépit d'une opération, il meurt quelques jours plus tard. Mais, en retrouvant le sol, Mermoz apprend un autre drame: le 31 mars, l'Aéropostale a déposé son bilan.
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«Il ressort des fait exposés [...] que la Compagnie générale aéropostale a été et reste englobée dans l'ensemble des entreprises du groupe Bouilloux-Lafont en Amérique du Sud et que l'intime liaison qui l'a unie à ces entreprises a permis une série d'actes délictueux ou criminels qui ont eu pour résultat de faire supporter à la CGA, soit au profit de tiers, soit au profit de filiales du groupe, des majorations de prix de revient injustifiables. [...] Des marchés fictifs, des reçus fictifs, des bénéfices exagérés, des fraudes coupables, des signatures douteuses ou fausses. Le faux et l'usage de faux sont constants. [...] Aucun doute sur des défaillances de conscience que rien ne peut excuser et qui, ayant pris corps dans des actes concrets et certains, relèvent de l'action judiciaire.» Quand il enfile sa casquette de responsable du comité de surveillance technique et financière de l'Aéropostale, désigné par le gouvernement après le dépôt de bilan, l'honorable conseiller d'Etat Jules Gautier laisse tomber le fleuret moucheté.
Si André Bouilloux-Lafont conserve un strapontin au comité de direction institué le 15 juin 1931, le vrai patron de la maison est désormais... Raoul Dautry, l'homme qui, depuis 1928, milite ardemment pour le regroupement de tous les transporteurs français en une compagnie unique. Dautry va donc appuyer de toutes ses forces la démarche de Gautier. Encore plus clairement que lui, il écrit même, le 12 octobre 1932, au gouvernement: «Nous souhaitons que M. André Bouilloux-Lafont comprenne maintenant combien il est indispensable qu'il s'efface et que sa personne ne soit plus associée à l'activité du conseil de direction.» Quitte à l'y aider...
***
Les Bouilloux-Lafont se battent comme des fous pour leur défense. Dans le désert. Soudain, au printemps 1932, l'espoir. Un journaliste, Serge Lucco, de l'hebdomadaire «Cri du jour», possède des documents établissant que l'attitude de certains fonctionnaires du ministère de l'Air à l'égard de l'Aéropostale, depuis des années, n'avait qu'un fondement: ils agissaient pour le compte de l'Allemagne.
André Bouilloux-Lafont reçoit Lucco, qui lui remet 23 pièces. Il les fait expertiser deux fois. Pas de doute, c'est de la dynamite. En juin, l'industriel rencontre Paul Painlevé, qui réclame une contre-expertise. Le 2 août, coup de théâtre: le procureur de la République de Paris ouvre une plainte contre X, pour faux et usage de faux. Les pièces remises à Bouilloux-Lafont avaient été fabriquées. Le 23 novembre, André Bouilloux-Lafont est arrêté.
Note Lepeps:
mars 1933 Cela se terminera par le Le procès Les Faux de l'Aviation .  Une affaire où politiciens, ministres, policiers et espions sont embourbés jusqu'aux cheveux. Le procès  et  (1)  

L'Aéropostale n'a plus qu'à mourir... 

Le 26 mai 1931 Marcel Bouiilloux-Lafont écrivait:
De même  que, pendant  la guerre,  une victoire du front  a parfois  été compromise par  une défection  de  l'arrière et par  les résultats  d'un défaitisme  habilement  organisé par l'adversaire,  de même  nos succès  hors des  frontières se sont  trouvés  brutalement compromis  par une  défaillance de ceux  qui avaient  le devoir  de nous  défendre et d'accompagner  nos efforts.  Une rafale.  est venue,  née d'intrigues politiques, de désirs  de vengeance  inassouvis et d'ambitions mesquines, alimentée par des  jalousies tenaces. En  quelques  jours, l'essor  de l'Aéropostale, s'est trouvé  brisé, et le  fruit d'un  travail aride plusieurs années  est fortement  compromis. Pour sauver  l'œuvre  entreprise, pour suppléer  aux ressources  sur  lesquelles  la signature  ministérielle me laissait  en droit  de compter,  j'ai mis  toutes mes  ressources  dans la  balance, y compris  ma fortune  personnelle et  celle des  miens. Cela n'a  pas suffi,  Docteur Eckener, mais  la semaine  même où  nous n'avons  pu trouver  dans notre  pays  les quelques  millions nécessaires à une échéance  de l'Aéropostale,  800 millions  étaient trouvés, en un  clin d'oeil,  à destination de  l'Allemagne source

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L'étude complète de REG Davies                       



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Pour l'instruction (octobre 1932) et le procès (mars 1933), utiliser les moteurs de recherche ci-dessous


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FLIGHT, APRIL 11, 1930 AIR TRANSPORT THE TECHNICAL ORGANISATION OF THE CIE. GENERALE  AEROPOSTALE
Source 







Articles de la revue  L'EXPRESS 

L'AÉROPOSTALE - VICENTE DE ALMONACID

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - LA TRISTE FIN D'UNE ÉPOPÉE

14/07/1994 ARTICLE

L'Aéropostale suscite bien des complots. Bouilloux-Lafont est évincé au profit de Raoul Dautry, qui abandonne la plupart des lignes sud-américaines à Lufthansa et à Pan American. Mermoz, lui, cherche encore à imposer des appareils plus modernes. Mais Air France, qui s'est approprié la compagnie, ne lui fournit qu'un hydravion aux modestes performances. A son bord, il reprend son service transatlantique. Jusqu'à ce vol fatal du 7 décembre 1936...

L'AÉROPOSTALE - LE GRAND RÊ VE SE BRISE

14/07/1994 ARTICLE

C'est en 1930 que la situation de la compagnie commence à se dégrader. Perpétuellement à la recherche d'argent frais, Marcel Bouilloux-Lafont n'obtient pas le soutien promis par le ministère de l'Air. Le 30 janvier 1931, ayant accepté de devenir minoritaire, il ne trouve pas d'associé. Le 31 mars, c'est le dépôt de bilan. Les Bouilloux-Lafont n'ont plus qu'un strapontin. En novembre, accusé de faux, André, le fils, échoue en prison..

LE "COURRIER" CONTINUE

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - LES AVIONS DE LA LEGENDE

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - DIDIER DAURAT

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - JEAN MERMOZ

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - LA LIGNE

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - LE DERNIER MAILLON

14/07/1994 ARTICLE

Le 16 janvier 1933, Mermoz relie Saint-Louis-du-Sénégal au Brésil, en quatorze heures et trente-deux minutes à bord de l'Arc-en-Ciel, le trimoteur de l'ingénieur René Couzinet. Une victoire de l'Aéropostale chèrement conquise: il a fallu contourner les diktats d'une administration française rétrograde, se lancer dans des raids périlleux, tromper la mort plusieurs fois et faire toujours plus vite, pour ne pas laisser l'Atlantique Sud à la concurrence européenne. Un exploit dans un océan de péripéties...

L'AÉROPOSTALE - LES JUNGLES D'AMÉRIQUE

14/07/1994 ARTICLE

Dans l'entre-deux-guerres, Français et Allemands se battent en Amérique du Sud pour obtenir l'exclusivité du courrier aérien. Il faut tracer de nouvelles voies, braver les Andes et l'Amazonie, moderniser les avions. Improviser souvent, inventer toujours. Une épopée glorieuse et douloureuse. La «furia francese» conquiert le ciel du continent. Ses héros sont ingénieurs, financiers et pilotes. Ils ont pour noms Couzinet, Bouilloux-Lafont, Almonacid, Mermoz et Saint-Exupéry...

L'AÉROPOSTALE - MARCEL BOUILLOUX-LAFONT

14/07/1994 ARTICLE

LA GRANDE AVENTURE DE L'AEROPOSTALE - UNE HISTOIRE D'HOMMES

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - PIERRE-GEORGES LATÉCOÈRE

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - RENÉ COUZINET

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - LES PREMIERS COUPS D'AILE

14/07/1994 ARTICLE

L'idée de Pierre-Georges Latécoère était ambitieuse: créer, au départ de la France, une ligne aérienne de transport de courrier. Ce fut d'abord Barcelone, le 25 décembre 1918. Puis Alicante, Rabat, Casablanca et Dakar. En attendant l'Amérique du Sud. Sous la poigne de fer de Didier Daurat, de jeunes pilotes fous naviguaient sans radio ni informations météo au-dessus de territoires hostiles. C'est à cette grande aventure humaine que L'Express consacre ce numéro spécial.

L'AÉROPOSTALE - CAPITAINE JULIEN ROIG

14/07/1994 ARTICLE

L'AÉROPOSTALE - HENRI GUILLAUMET

14/07/1994 ARTICLE

"Il aurait ri de sa légende" B

19/05/1994 ARTICLE

Professeur d'histoire contemporaine à l'université Charles-de-Gaulle Lille III, Emmanuel Chadeau est l'auteur de la plus récente des biographies sur Saint-Exupéry (Plon). Cet ouvrage, particulièrement étranger à toute hagiographie, a suscité de la part des ayants droit de l'écrivain une plainte pour atteinte à leurs droits par citations non autorisées de certains textes. Après un référé et une mesure de suspension de la diffusion, qui a pris fin le 14 février, l'affaire est toujours pendante


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