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Reporter les écrits d'époque rapproche plus de l'HISTOIRE que l'histoire ressassée qui devient légende à force de rumination mentale, hormis les mensonges et les vérités mal comprises



Les zeppelins du service sud-américain vont-ils partis d'Orly
LA VÉRITÉ SUR LA GRANDE LIGNE FRANÇAISE "L'AÉROPOSTALE" 
Amérique du Sud en trois jours 
Le Comité de rapprochement économique franco-allemand 
COMMENT ON ÉTOUFFE UNE AFFAIRE 
UNE MISE AU POINT DU MINISTERE DE L'AIR 
POUR UNE AVIATION REELLEMENT FRANÇAISE
 







Le rapprochement de Latécoère avec l'Allemagne rivale de l'Aéropostale !!!

Les zeppelins du service sud-américain vont-ils partis d'Orly
La «communauté d'intérêts» franco-allemande pour le trafic aérien et 
Faire passer dans des mains allemandes nos positions aériennes en Amérique du Sud.
La création d'une «communauté d'intérêts» franco-allemande pour le trafic aérien, qui aboutirait à la création d'une Société commune dirigée par le Dr Eckener (Lettre de Marcel Bouilloux-Lafont au Dr Eckener , La moitié des pilotes d'Eckener étaient des soldats d'Hitler), du coté allemand, et par M. Latécoère, du coté français, est discutée, mercredi, à Berlin, dans le cadre des travaux de la Commission économique franco-allemande.
Outre l'unification des lignes françaises et allemandes en Europe, le but essentiel de l'accord franco-allemand, s'il se révèle possible, serait l'exploitation en commun des lignes aériennes, vers l'Amérique du Sud, tant par avions que par dirigeables.
Le service des avions français et des zeppelins allemands serait combiné de façon à obtenir une répartition tenant compte des nécessités atmosphériques et évitant toute concurrence entre les deux systèmes.
La "Société Zeppelin serait disposée, dans ces condition, à transférer la tête de ligne de son service sud-américain de Friedrichshafen à Orly, près de Paris. Il existe à Orly des hangars à dirigeables convenant parfaitement aux zeppelins et le départ d'Orly présenterait un certain nombre d'avantages techniques et commerciaux. Un port de «Zeppelins» à Orly ?
On déclare que ces conversations ne sont dirigées contre personne, et que le gouvernement français est disposé à rechercher des ententes similaires avec l'Angleterre et l'Italie.
    Le service officiel de la Navigation aérienne   (1932/11/12) publie régulièrement, avec la froide indifférence d'un organisme administratif, des avis aux navigateurs aériens. Voici l'un des derniers: Orly-Villeneuve. — Des travaux pour l'établissement d'un bloc de béton pour amarrage d'un dirigeable, en bordure de la ligne de balise sud et dans l'axe du hangar à dirigeable ouest, sont commencés. Navigateurs aériens, n'atterrissez pas là ! On travaille à couler le béton.
     Une intrigue d'affairistes de l'Aviation visait à livrer à la Lufthansa et au Konzern Zeppelin les dépouilles de notre Aéropostale25 mars 1933.

La maffia allemande  (5 octobre 1932) !!! De l'affairisme à la trahison, où l'on découvre toute une maffia au service de l'Allemagne

LES RELATIONS AÉRIENNES entre l'ancien et le nouveau monde,  Les éloges (!) de la France au docteur Eckener, octobre 1929

Les dessous politiques du scandale de l'Aéropostale et l'affaire judiciaire qui a servi de paravent à l'intrigue d'affairistes de l'aviation qui visait à  livrer à la Lufthansa et à Konzern Zeppelin les dépouilles de l'Aéropostale. Deux études de la REVUE HEBDOMADAIRE  1932/11/12 & 1933/03/25



I


LA VÉRITÉ SUR LA GRANDE LIGNE FRANÇAISE "L'AÉROPOSTALE" Frantz-Reichel 9 mars 1931
 
....L'Allemagne, d'ailleurs, ne s'est pas trompée sur l'avenir de l'affaire. La Kœlnische Zeitung écrivait, avec envie et amertume, le 12 décembre dernier «Cette ligne sera d'un grand profit. Le fret deviendra très important. Ces praticiens de l'aviation ont occupé à temps les meilleures places. L'Allemagne, malgré toutes ses dépenses, ne participera pas à ce trafic»
Cette convoitise de l'étranger, mortifié de trouver la place prise par les hardis Français qui l'ont devancé, n'explique-t-elle pas bien des choses?
Le but à atteindre est de faire perdre à la France le bénéfice de son avance en faisant tomber les contrats exceptionnellement avantageux qu'a obtenus l'Aéropostale du fait qu'elle a été la première. Le moyen d'y parvenir, c'est de faire mettre l'Aéropostale en liquidation, puisque ainsi se trouveront résiliés, de plein droit, tous les contrats dont elle bénéficiait et qui handicapaient les nations rivales.
Si l'on ajoute qu'une telle manœuvre fait en même temps le jeu d'une grande banque internationale trop puissante dans l'Etat qui entend garder la haute main sur les opérations financières avec l'Amérique du Sud, et qui, pour cette raison essentielle, souhaite ardemment la ruine de l'Aéropostale et de son groupe bancaire, tout devient malheureusement trop clair dans l'inexplicable attitude parlementaire.
On sait quels sont les appuis politiques de cette grande banque, on sait ce que ses opérations financières ont coûté de dizaines de milliards à l'épargne française; l'Ami du Peuple, depuis vingt-huit mois, a apporté sur ce sujet toutes les explications nécessaires, en même temps que toutes les preuves du forfait. Et les Français avertis comprendront tout de suite pourquoi M. Moch, M. Blum et leurs amis sont les plus acharnés à cette besogne antinationale. 

Faire passer dans des mains allemandes nos positions aériennes en Amérique du Sud.


Une humiliation pour la France qui prendra fin en février 1934 à la suite d'une action du Général Denain 
...je puis affirmer que les gars de l'Aéropostale sont les premiers à se féliciter de la prise de pouvoir du général Denain, car, ils le savaient, il était temps....



Amérique du Sud en trois jours





Mai 1933
Paris, les environs de la place de l'Opéra, point névralgique de la cité. Londres, les bureaux de voyage, Berlin, Bâle, Berne, etc..
Une affiche de belle venue de la Hambourg Amerika Deutsch Linie, représentant un superbe Graff Zeppelin, et le texte qui fait le titre de cet écho. Voilà ce que l'Allemagne oppose à notre pauvre Aéropostale, à ses avisos, à ses espoirs de traversée aérienne.
Personne n'en parle; tout au plus dans les «Nouvelles de l'Aviation» les escales du Graff Zeppelin sont-elles relatées en trois lignes; et, pendant ce temps, le dirigeable voyage et le Westphalen poursuit méthodiquement ses essais de liaison.
Nous, nous constituons une compagnie unique; mais, après la preuve faite par l'Arc-en-Ciel, nous attendons les essais définitifs des hydravions prototypes commandés il y a quelques années déjà: et la question de la liquidation et de la réorganisation de la Compagnie Générale Aéropostale, indispensable à notre trafic et à notre influence, est toujours en suspens.
La chanson de Malborough est bien vieille, elles est toujours vraie...





.Le Comité de rapprochement économique franco-allemand

12 novembre 1932 
...Le Comité de rapprochement économique franco-allemand a joué dans cet imbroglio un rôle singulier. C'est par cet organisme en effet que les pourparlers ont été repris.
Revenons à cette période du début de 1932. M. P.-L. Weiller, dont les intérêts en Europe centrale sont considérables (CIDNA), suit de très près les conversations engagées à Berlin par M. Dautry, sous l'égide de ce fameux Comité de rapprochement économique.
L'affaire est d'importance. Aussi, sous le ministère de M. Dumesnil, en grand mystère, — et avec l'encouragement secret du ministre, — des négociations sont engagées très avant pour remplacer l'Aéropostale par une société INTERNATIONALE




COMMENT ON ÉTOUFFE UNE AFFAIRE   




20 novembre 1932   L'Africain... Hebdomadaire illustré  
Si M. Brack, magistrat intègre, a su résister aux manoeuvres politiques qui poussaient à l'arrestation de M. André Bouilloux-Lafont. du moins il apparaît qu'il ne pourra pas  conduire son instruction au delà des barrières que lui oppose le deuxième bureau «dans l'intérêt de la Défense Nationale».
C'est que si les progrès de l'enquête risquaient de livrer chaque jour en pâture à l'opinion publique le nom d'un politicien nouveau, ils risqueraient aussi de brûler pas mal  d'agents secrets dont le rôle, aux heures critiques que nous traversons, ne laisse pas d'être important.
Pour en revenir au scandale lui-même, il suffirait peut-être, pour l'éclaircir un peu, de rechercher tout ce qui a été écrit, de se remémorer tout ce qui a été dit quand fut discuté le fameux plan d'internationalisation de l'aviation civile, où les Allemands devaient tenir un rôle important. Ne fut-il pas question, un instant, d'accorder à la Lufthansa la disposition des hangars à dirigeables d'Orly, d'alterner les traversées de zeppelins et celles de l'Aéropostale, tandis qu'une campagne de presse préparait l'opinion publique à  ce partage?











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L'AMI DU PEUPLE publie aujourd'hui l'article suivant

Nous écrivions le 1er juin dernier: 
«La faiblesse des partis nationaux et la raison principale de leur impuissance, c'est qu'ils acceptent trop souvent comme porte-parole ou porte-drapeau des hommes indignes de parler en leur nom ou de les représenter. Et ce n'est d'ailleurs pas l'effet du hasard! Tant qu'ils ne se seront pas débarrassés de ces dangereux parasites, qui les exploitent et les trahissent, ils resteront impuissants et divisés contre eux-mêmes»
Voilà pourquoi l'Ami du Peuple a travaillé, depuis lors, à les en débarrasser.
Mais voici que, depuis quelque temps, certains lecteurs et amis bien intentionnés lui font grief de consacrer trop d'importance et de place à M. Camille Aymard.
«Lire tous les jours, nous écrivent -ils, de vieilles et monotones récriminations contre M. Camille Aymard dépasse absolument l'endurance d'un lecteur français, léger en général et incapable d'un si long ressentiment.»
Nous le regrettons pour ces Français légers, mais ils se méprennent complètement sur la portée de cette campagne de salubrité publique. A l'heure qu'il est, la corruption a fait, dans certains milieux de la politique, de la finance et de la presse, de tels progrès qu'elle menace  l'existence même du pays.
Et les très graves révélations que nous allons faire aujourd'hui sont la preuve éclatante que bien loin d'avoir un caractère de ressentiment personnel, notre campagne contre Camille Aymard intéressait au premier chef le salut du pays et rendait à la France un signalé service. Elle nous a conduit, en effet, au cœur même d'un véritable nid de trahison.
Car il est tout à l'honneur de l'Ami du Peuple et de son fondateur que leurs ennemis les plus acharnés soient aussi ceux de la France.
Ils se désignent eux-mêmes à nos coups, moins par les agressions qu'ils tentent contre l'Ami du Peuple que par les méfaits dont ils se rendent coupables envers le pays.
Et comme, en général, tous se tiennent, il suffit souvent d'en empoigner un solidement à la gorge et de le traîner en pleine lumière pour découvrir, grâce à lui, toute une maffia qui travaille dans l'ombre contre l'intérêt français, et pour qui l'affairisme sans scrupule va, au besoin, jusqu'à la trahison. inclusivement.
En voici la preuve!
Le 28 août dernier, nous avons signalé ici certaine publicité suspecte, en faveur de la Luft Hansa, parue à la fois, simultanément, dans le Berliner Tageblatt et dans La Liberté, au point que ce journal français, qui fait profession de patriotisme, semblait n'être, en l'espèce, que l'écho fidèle de la feuille berlinoise, mais à une heure où celle-ci n'était pas encore parvenue à Paris.
Nous voyions donc, dans cette rencontre, et dans ce synchronisme, la preuve évidente qu'un mystérieux chef d'orchestre avait, dans la coulisse, réglé ce surprenant concert et qu'une même main avait. versé au vertueux Aymard, pour sa publicité, les fonds de provenance évidemment allemande qui avaient aussi rémunéré le Berliner Tageblatt.
Cette publicité éhontée en faveur de la Luft Hansa est d'autant plus dangereuse, joutions-nous, QU'ELLE A POUR BUT D'AIDER CERTAINES TRACTATIONS SECRÈTES QUI ASSURERAIENT A L'AVIATION ALLEMANDE DES AVANTAGES EXORBITANTS DONT NOTRE PROPRE AVIATION FERAIT LES FRAIS MAIS DONT QUELQUES AFFAIRISTES SANS SCRUPULES TIRERAIENT, SANS DOUTE, GROS PROFIT.  M. Camille Aymard apparaît donc, en l'occurrence, comme «LE PORTE-PAROLE DE MAITRES OCCULTES EUX-MÊMES LIÉS A DE VASTES SYNDICATS INTERNATIONAUX, POUR LE COMPTE DESQUELS IL AGIT.»
C'était le raisonnement seul qui nous amenait à ces conclusions logiques et nous attendions avec quelque curiosité là réponse de Camille Aymard et de ses complices présumés, sans nous faire toutefois beaucoup d'illusion puisque nous écrivions «Gageons que personne ne soufflera mot!»
En effet, M. Camille Aymard, ainsi publiquement pris la main dans le sac et marqué au front, n'a pas bougé et n'a même pas tenté de donner la moindre explication, tant sa justification lui paraissait impossible.
Le silence angoissé des coupables a seul accueilli notre article qui a jeté la panique et la consternation dans les sphères intéressées.
Nous ne savions pas encore, au moment où nous l'avons écrit, à quel point nous avions touché juste, et combien nos déductions avaient pénétré au vif de cette entreprise de trahison, qui, avec l'aide des plus hautes complicités, tendait à livrer pratiquement notre aviation commerciale à l'Allemagne.
Nous le savons aujourd'hui et nous apprenons que les criminelles tractations étaient plus graves encore et avaient été poussées beaucoup plus loin que nous ne le soupçonnions.
Aussi disons-nous nettement au gouvernement et particulièrement au parfait honnête homme qu'est M. Painlevé, ministre qualifié pour agir en l'occurence: «Il faut que des sanctions exemplaires soient prises. Il faut que tous les coupables, si haut placés soient-ils, soient frappés sans faiblesse, quelles que puissent être les répercussions politiques qui en résultent et les compromissions ou corruptions qu'une instruction rigoureusement faite révélera!»
Un commandeur de la Légion d'honneur, importante personnalité de l'aviation française, est accusé d'avoir passé des contrats secrets avec la Luft Hansa et d'en avoir reçu de très grosses avances de fonds se chiffrant par plusieurs dizaines de millions.
Un très haut fonctionnaire du Ministère de l'air est accusé de s'être rendu complice de ces tractations et d'avoir touché, par l'entremise d'une banque d'Amsterdam, une somme importante pour prix de son concours et de sa forfaiture.
Enfin nous accusons M. Camille Aymard d'avoir mis La Liberté au service de ces coupables agissements contre l'aviation française, dans un but de lucre véreux. La publicité simultanément faite par son journal et le Berliner Tageblatt le prouve.
A l'heure actuelle, certains services trop zélés, trompant l'honorable M. Painlevé, s'efforcent d'étouffer l'affaire, de sauver les coupables et d'entraver le cours de la  justice par des communiqués abusifs et tendancieux. Nous ne les laisserons pas faire. Les Jacobins disaient jadis de la République qu'elle «devait être le règne de la vertu». Hélas! nous n'avons plus pour elle tant d'ambition Mais nous voudrions l'empêcher de devenir le régime de la corruption et de la trahison et nous pensons qu'une Démocratie qui se respecte se doit de réprimer sans faiblesse la forfaiture de ses fonctionnaires et de ses élus. Tant pis pour les mauvais Français qui s'en sont rendus coupables ou complices. Tant pis pour les hommes politiques qui, sans souci de son passé taré, avaient pris Camille Aymard pour confident, porte-parole ou exécuteur compromettant de leurs basses œuvres Tant pis pour les complaisants, les camarades et les compères imprudemment acoquinés avec ce «mauvais Français capable et coupable des pires défaillances!»
L'affaire est trop grave pour qu'on passe l'éponge.
Il faut que toute la lumière soit faite.
Elle le sera par nous si les pouvoirs publics manquent à leur devoir.
L'avenir même de notre aviation en dépend car il n'est que temps de la sauver de la gangrène des pots-de-vin, de l'affairisme et de la corruption qui compromettent son existence. Tous les vrais aviateurs le savent.
L'Ami du Peuple qui s'est donné pour tâche de nettoyer les écuries d'Augias n'y manquera pas. si ceux à qui incombe le devoir n'avaient pas le courage, la force ou la conscience de l'accomplir.
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Un port de «Zeppelins» à Orly ?
  MERCREDI 6 JANVIER 1932



Etrange nouvelle qui demande des éclaircissements.

On sait que des négociations franco-allemandes ont lieu en ce moment en vue de créer une « communauté d'intérêts pour le trafic aérien. On envisage notamment une exploitation commune des lignes vers l'Amérique du Sud.
Voici, à ce propos, l'étonnante dépêche que l'Agence Havas a envoyée hier soir de Berlin «La Société Zeppelin serait disposée (sic) à transférer la tête de ligne de son service sud-américain de Friedrichshafen à Orly, près de Paris. Il existe à Orly des hangars à dirigeables convenant parfaitement aux zeppelins, et le départ d'Orly présenterait un certain nombre d'avantages techniques et commerciaux».
En dehors de toutes considérations techniques, le choix d'Orly, pour abriter des zeppelins, ne laisse pas d'inspirer de légitimes appréhensions. On souhaite que le ministère de l'air apporte à ce sujet un com
plément d'information susceptible de calmer des inquiétudes trop bien fondées.


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UNE MISE AU POINT DU MINISTERE DE L'AIR  6 JANVIER 1932

  Le ministère de l'air communique la note suivante:
«D'après une information parue ce matin, des négociations seraient actuellement ouvertes en vue de la constitution d'un. « trust franco-allemand des lignes aériennes qui aurait à sa tête le docteur Eckener et M. Latécoère. Le gouvernement français serait intervenu auprès des banques de notre pays pour financer cette organisation en dehors de laquelle seraient tenues les aéronautiques anglaise et italienne.
Cette information est formellement démentie.
Ce qui est vrai, c'est que le comité de coopération franco-allemande institué après entente entre les deux gouvernements poursuit actuellement ses travaux. Une commission des transports a été instituée qui est chargée notamment de rechercher les moyens d'assurer par la collaboration un meilleur rendement économique des lignes françaises et allemandes à l'exclusion de tout «trust» ou «monopole». Une première réunion de cette commission a eu lieu à Paris, il y a un mois; la réunion suivante se tient à Berlin cette semaine.
Les gouvernements, anglais et italien n'ignorent pas que le gouvernement français est disposé à rechercher avec eux des ententes similaires à celles qui font l'objet des conversations  actuelles et qui ne sont dirigées contre personne.»
Dans la soirée, les agences nous communiquaient cette dépêche datée de Berlin:
Dans les milieux politiques allemands, on annonce que des négociations vont se poursuivre demain, à Berlin, en vue de l'établissement d'une collaboration entre les lignes aériennes françaises et allemandes.
M. Weigelt, de la Deutsche Bank, et M. Fisch, du ministère des voies et communications, représenteront le Reich. Les délégués français sont M. Dautry, directeur des chemins de fer de l'Etat, M. Chaumier, directeur de la navigation aérienne, et M. Latécoère. Les négociations seront présidées par le docteur Eckener.
La séance de demain aura été précédée par des réunions qui ont eu lieu à Paris, il y a un mois, dans le même but.
Les principaux problèmes soulevés seront les suivants unification des conditions de délivrance des licences pour avions amélioration des relations entre les lignes aériennes françaises et allemandes, notamment au point de vue des horaires extension du trafic aérien vers le Proche et l'Extrême-Orient.





POUR UNE AVIATION REELLEMENT FRANÇAISE
1933/01/29

 La Revue Hebdomadaire de cette semaine publie un article sensationnel «Chants de sirènes sur le Zeppelin», dont l'auteur anonyme avait écrit en novembre dernier une étude lumineuse sur l'affaire de l'Aéropostale. Il dénonce cette fois l'étrange complaisance que rencontre chez nous la propagande aérienne allemande, et il met en relief l'importance de ces défaillances en montrant que, dans tous les autres pays, l'aéronautique est impériale, «impériale avec véhémence», précise-t-il. Le ministère de l'air a malheureusement été créé à une époque où le sentiment national subissait une éclipse d'où il n'est pas encore sorti. Notre aéronautique souffre congénitalement d'un profond désordre moral et politique.
Militaire ou civile, notre aviation coûte cher, et vient très loin derrière celle des autres grandes puissances. Doit-on, là encore, accuser la fatalité? Nous n'en croyons rien. La création d'un organisme d'intérêt national aussi important que la navigation aérienne exige de l'ordre, de la continuité et la coopération disciplinée de toutes les forces nationales intéressées. Chez nous, cela marche cahin-caha; chacun tire à hue et à dia, au grand profit des tricoteurs. Seulement l'adversaire du dehors entend faire son profit de cette gabegie, L'article de la Revue Hebdomadaire jette une vive lumière sur son cheminement.


                       La mascarade Latécoère de nos jours